Les Mounaques

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Poupées de grandeur nature, les Mounaques sont faites de chiffons et de foin, habillées de vêtements
Elles sont issues d’une vieille tradition locale, remise au goût du jour dans les années 1990, lors d’une fête communale de la ville de Campan, la Fête des Mariolles.
Depuis, chaque été, de juillet à septembre, ces Mounaques sont exposées dans les rues, sur les balcons ou au milieu des jardins.
L’Histoire rapporte qu’autrefois, à Campan, on se mariait entre soi, entre gens du village.
Lorsqu’un homme de la vallée de Campan se mariait hors de la « norme », un veuf épousant une jeune fille par exemple, il faisait l’objet d’un « charivari ».
« Le charivari était une manifestation très bruyante de mécontentement social qui frappait ceux que l’on voulait ainsi accabler. A Campan, cette tradition était liée au système d’héritage : l’aîné des enfants, fille ou garçon, héritait de la totalité des biens des parents : terre, bêtes, maison. Les règles du mariage en tenaient compte : on ne mariait pas un héritier et une héritière. Le souhait de tout cadet était donc de « s’en venir gendre » dans une famille en épousant l’ainée.
Si une héritière envisageait d’épouser un garçon venu d’un autre village, si un veuf ou une veuve se mettait en tête d’épouser un jeune, les habitants du village réclamaient une sorte de tribut compensatoire. Si ce tribut n’était pas acquitté, c’était le charivari. Dans le mois précédant le mariage, chaque soir, tous les jeunes, cloches de vaches autour du cou, venaient faire le tintamarre autour de la maison de la fiancée.
Un couple de poupées de chiffon, les Mounaques, était accroché à sa maison. Elles étaient sensées représenter les défauts des futurs mariés.
Tout cela prenait fin le jour du mariage lorsque les mariés passaient sous le couple de Mounaques et si les jeunes recevaient une somme conséquente pour leur permettre de faire la fête ».

Aujourd’hui des Mounaques de taille humaine fabriquées par des personnes bénévoles ornent les rues, les places, les lavoirs, les balcons et les galeries des maisons de Campan pendant les mois d’été.

 

Deux dates à retenir :
– Exposition des grandes Mounaques dans le village de campan de juillet à fin septembre.
– Fête des Mariolles deuxième dimanche de juillet.

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Carrefour des patrimoines

Les Campanois, villageois ou valléens, sont très attachés à l’entretien de leur patrimoine culturel et naturel et à la qualité de la vie sociale comme en témoigne les nombreuses (30) associations qui animent la commune et créent du lien : plusieurs comités des fêtes, le célèbre groupe folklorique des Pastourelles, la tradition cocasse et attractive des
grandes et petites Mounaques, l’évocation de Madame Campan en son “Carrefour des Patrimoines”, et celle de la carrière de marbre de Payolle par “Les Marbrés de l’Espiadet” enfin la sauvegarde des traces du pastoralisme par la
reconstruction des courtaous, leytés et rigoles, sont autant de spectacles, de visites possibles ou de randonnées pour qui veut découvrir la vallée.

Deux campanois de prestige

Campan compte, parmi ses notoriétés historiques, deux personnages dont le souvenir est entretenu dans le bourg :
• Le soldat Mariolle, grognard extravagant de Napoléon, qui le surnommait l’indomptable, peint par David dans une vaste fresque reproduite partiellement à la mairie.
• Madame Campan qui ayant servi la reine Marie-Antoinette comme première femme de chambre, fut après la révolution rappelée par l’empereur pour fonder l’Ecole des jeunes filles de la Légion d’Honneur.

Votre commune en fêtes

Nature photography refers to a wide range of photography taken outdoors and devoted to displaying natural elements such as landscapes, wildlife, plants, and close-ups of natural scenes and textures. Nature photography tends to put a stronger emphasis on the aesthetic value of the photo than other photography genres, such as photojournalism and documentary photography.