Murettes et rigoles

Très tôt colonisée par l’homme, cette “campanus” ou campagne douce, présente encore aujourd’hui l’oeuvre de ses premiers paysans : Les pierres, dégagées des champs qu’elles encombraient ont été regroupées en murettes permettant le soutènement et la délimitation des terrains.
Dans le même temps, des rigoles ont été creusées, le plus souvent empierrées elles aussi, pour équilibrer l’irrigation en toute saison. Ce travail colossal de générations d’agriculteurs a permis la naissance d’un paysage humanisé où des prairies s’étagent, grasses, fleuries, bien exposées, tout au long de l’Adour et jusqu’aux pentes plus rudes.

La ferme

La ferme elle-même fut construite en bordure du champ, vaste maison à balcon adossée à la grange, le plus souvent tournée vers le Sud. L’unité architecturale est respectée et se retrouve d’une habitation à l’autre suivant un plan identique. Le chaume originel a disparu presque partout, signalé par de curieux pignons à “penaous”, désignation poétique de marches en “pas d’oiseau” qui permettaient de contenir le chaume et de protéger les murs.

Les courtaous

Le pastoralisme demeure un des pôles essentiels de l’activité : le premier dimanche de Juin, la vallée se réveille encore dans la rumeur nocturne de troupeaux d’ovins et de bovins qu’une force invincible appelle vers les estives ; et cette période de transhumance permet aux éleveurs, véritables jardiniers de la montagne, de se consacrer aux récoltes de foin.