«Les deux côtés du Tourmalet sont bien partagés. Il sépare les extrêmes de la fertilité des monts, et de la perfectibilité de la vie pastorale. La vallée de Campan, dès le Tourmalet, arrosée par des eaux calmes, environnée de montagnes accessibles, a des pentes douces, des surfaces herbeuses, d’heureux troupeaux et d’heureux bergers. Deux vallons, dont le premier descend du Tourmalet et l’autre des montagnes de la vallée d’Aure, se perdent, au bourg de Sainte Marie, dans la vallée de Campan. Chacun de ces vallons y apporte le tribut de son torrent ; et l’Adour, formé de leurs eaux confondues, après avoir baigné les riches prairies de cette vallée, rencontre là les plaines de la Bigorre.
Je ne peindrai point cette vallée qui le voit naître, cette vallée si connue, si célébrée, si digne de l’être ; ces maisons si jolies et si propres, chacune entourée de sa prairie, accompagnée de son jardin, ombragée de sa touffe d’arbres ; les méandres de l’Adour, plus vifs qu’impétueux, impatient de ses rives, mais en respectant la verdure ; les molles inflexions du sol, ondoyant comme des vagues qui se balancent sous un vent doux et léger ; la gaieté des troupeaux, et la richesse du berger. »
Ramond de Carbonnières (1755 – 1827),
botaniste passionné par les Pyrénées

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